mercredi 8 octobre 2008

God fuck the queen

En ce moment je suis pinkophile : je vois la vie version barbiepouffe, monochromée Hello Kitty... Fuck Karl, fuck the queen, Chanel et Lanvin, fuck le noir, fuck le bon gout... Marre des dictacts "en noir c'est mieux, c'est plus chic, c'est plus hype, c'est plus toi, ça rend plus mince". Vive le Palm "bitch" style, quand le lamé fuchsia rencontre une blonde, quand le bonbon aime ta jupe, quand le pastel épouse tes stilettos.

Prise de conscience quand je me suis confondue avec les murs du Tania (on me voit, on me voit plus, on me voit, on me voit un peu, on me voit plus...) fumant des clopes noires en slim aussi dark que mes Kirkwood, les doigts laqués de black satin et les yeux dégoulinant d'eyeliner.
Ceci dit, c'est pratique, on évite comme ça les loosers qui dégainent leur infinite aussi vite qu'ils tirent des coups (soit une moyenne de 40 sec... et oui oui pour le coït c'est même tarif) ou les vicieux échappés des Chandelles qui se font pomper en buvant un brandy.

So girls, ça commence maintenant...Et on oublie pas, on fait les choses dans l'ordre. On troque ses Black devil sucrées contre les vraies clopes de pouffe. Celles qui sont lamées dehors, immaculées dedans, celles qui vous propulsent au rang de poule de luxe encore pire que les vogues à la rose. Et là on dit merci. Oui, merci le monsieur du marketing pour avoir si bien fait le choses : maintenant Barbie peut enfin décemment se taper sa clope puisqu'elle est pinky...et quand c'est pinky c'est permis.

Et comme on fait pas les choses à moitié on chope au drugstore le briquet fluo qui va avec. Parce qu'avoir des clopes régressives c'est top, mais pouvoir les fumer c'est encore mieux (donc là on met TOUT DE SUITE, les briquets promotionnels à la décharge et on investit)

Ensuite on fait comprendre au monde entier qu'on s'assume et on se vernit tout ce qui dépasse en fuchsia agressif en bref, on fait du coloring avec ses extrémités.


Après comme la musique fait aussi partie intégrante de nos vies (NON, la mode n'est pas notre seul centre d'intérêt) on va se choper le nouveau Ipod Chromatique (non pas parce qu'il ressemble à un dragibus...quoiqu'en fait si) pour écouter à fond les ballons the Raveonettes.


Et si vraiment on a encore un peu de courage on file chez H&M et on dévalise 1. le rayon accessoires enfants 2. le rayon Hello Kitty.

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Au final, on perd toute crédibilité auprès des potes, mecs potentiels, employeur, yuppy lambda croisé à une borne de taxis à 18h, serveurs, vendeurs, banquiers, videurs, famille mais on gagne des points auprès des copines funky, gamines de 4 ans, prostituées, mecs potentiels hype, transsexuels, bref de tout un tas de gens cool.

Je ne m'y retrouve plus tellement il y a de rose dans mon it bag noir, je mets 4 heures à trouver mon briquet, mes lingettes, mes cigarettes, une sucette, tout se confond avec mes ongles, tout devient plus compliqué mais tellement plus agréable à regarder. Je marche, j'ai froid, mon Edith est un champ de mine couleur arc-en-ciel, mes doigts son roses, mes joues aussi...tu me regardes, tu ris, tu me trouves ridicule mais tu m'aimes...c'est peut être grâce à toi que ce billet est rose...et que ma vie aussi.

En pinky c'est permis...god fuck the queen.

lundi 6 octobre 2008

Boom Boom Bang Bad Boy/You don't have daddy issues : you just need new shoes!

Put down the gun said Jaguar Gorgon.

Question 1 : comment un type qui s'appelle Didier Morville a eu un jour l'idée de se faire appeller Jaguar Gorgon?

Question 2 : pourquoi est-ce que toutes mes copines mouillent leur culotte quand on leur parle de bad boy?

Réponse 1 : je ne suis pas en état de chercher un truc plus ou moin logique à insérer ici.

Réponse 2 : ça a un rapport avec les chaussures. Si.

Démonstration :

Premier Postulat :

Tu crèves d'envie d'aller claquer tous tes sous chez Dior, depuis que tu as vu Carrie et ses Gladiator. Tu ferais pipi dans la culotte à l'idée de te payer les peep toes lamées de la dernière collec Sergio Rossi. Les Miu Miu vernies double bride du défilée de l'hiver dernier rendent tes draps humides. Les compensée en liège à brides pourpres made in Marc Jacobs t'empechent de manger. Quand tu te sens seule tu t'amuse avec ton Oh My bod en pensant à des low boots roses fushia qui ressemblent étrangement aux C'est Moi de Christian Louboutin. En cours, ce qui te déconcentre, c'est plutot les Yurkievitch à talons rayés de ta voisine de gauche plutot que les épaules accueillantes de ton voisin de droite. Ton rêve le plus fou c'est de trouver une paire de Louboutin neuves à 3 euros chez Guerrisol.

Deuxième Postulat :

Le matin tu passes plus de temps à choisir tes chaussures qu'à écouter les infos. Tu passes une bonne journée quand tout le monde dans le métro scotche sur tes 12 centimètres. Quand tu passe devant la tour Eiffel, tu vois un talon aiguille géant et tu préfères perdre un orteil que d'arrêter de porter tes peep toes préférées, même au mois de janvier, même par -5, même quand il neige. Tu trouve que le summum de la féminité c'est un talon aiguille noir verni, tu ne quitterais pour rien au monde tes escarpins, même à 4h du mat, sur la piste de danse, quand tu SAIS que tu as les pieds en sang.

Résumons : 1) tu rêves JUSTE de ce que tu ne peux pas avoir, là tout de suite maintenant. 2) une fois que tu as réussi à mettre la patte sur l'objet de ton désir, tu préfère souffrir le martyre que de t'en séparer.

Alors oui, je sais "on ne veut que ce qu'on ne peut pas avoir, gnagnagna...". Oui, MAIS. Mais oui, mais non.
Ca marche dans l'autre sens : un bad boy ça a beau se la péter comme c'est pas permis, c'est parfois plus facile à maitriser qu'une démarche stable sur des pavés, et c'est pas en draguant le vendeur chez Sergio Rossi (hein Bubbled) qu'on va réussir à repartir avec des stilettos gratos. Par contre, le bad boy, c'est tout de suite vachement plus simple. Donc, le bad boy est la prolongation accessible de l'escarpin inaccessible. Voire même, pour aller plus loin, et en supposant que ledit supposé "bad" boy soit un canon à en faire pleurer ta grand-mère, tu l'exhibe à ton bras aussi fièrement que les escarpins Chanel à tes pieds. Mais sans tes talons aiguilles, qui te donnent 10 centimètres et te retirent 2 kilos, tu l'aurais chopé aussi facilement, ton bad boy? Ben nan.

Alors voilà, à toutes mes copines : ça suffit. Ca suffit de courir après des mecs qui se font passer pour des semi-yakuza de Neuilly-sur-Seine. Ca suffit de m'appeler à minuit en pleurnichant, ça suffit de se faire avoir volontairement, par ce que oui, tu le savais, qu'il était pas bien pour toi celui-là. Et ça t'as pas empechée de te l'auto-coller dans les pattes.
Par contre : tes escarpins te font mal aux pieds, certes, mais en même temps, t'as qu'à mettre une paire de repetto dans ton sac.

Va donc craquer sur une paire bien trop chère pour toi au Bon Marché, tu veras, ça fait du bien, et c'est bien plus sain : boom boom bang bad boy, pose ton gun.



lundi 29 septembre 2008

Nous aussi, on est toujours là (sauf qu'on nique moins la police)

B : Robe American Apparel - Lunettes H&M
C : Robe Maje - Barette H&M - Lunettes H&M

Oui je sais, on est un peu à la ramasse en ce moment. Oui, je sais aussi que vous avez faim de nouvelles chaussures, de nouveaux postes illisibles, de ce joyeux bordel qui nous précède, Bub et moi. Alors non, on est pas hypra au taquet ces temps-ci, en mode Isabelle Adjani, on touche le fond de la piscine (bloggesque). Et le premier qui lance une rumeur sur notre éventuelle mort je le démonte au 20 heures.

Obscur jeu de mot à propos de piscine, cherchez pas trop longtemps...

Bub a du boulot jusque par dessus ses petites zoreilles et moi, bah moi... Moi je me lance dans une nouvelle aventure, dans le design (oui enfin, dans des études de..faut bien commencer par le début hein). Et figurez vous qu'un designer qui sait pas dessiner c'est pas très courant. Donc plus trop le temps de faire du shopping, à peine le temps de fêter mon anniversaire, j'en oublie presque de vivre, et du coup je vous oublie un peu aussi, mais c'est pas pour autant que je ne vous aime plus.

De gauche à droite : escarpins Louboutin - New Look - Giuzeppe Zanotti design


C'est promis, on va se ressaisir, de toute façon B retourne à la fac, donc elle aura de nouveau rien d'autre à fiche que d'updater ce blog improbable à peu près tous les jours.


Dans le sens des aiguilles d'une montre (oui, j'essaie de faire des trucs logiques) Escarpins Fendi - Madame à Paris - Pierre Hardy

En attendant, j'ai deux trois petits trus pour vous.
D'abord, écoutez ça : http://fr.youtube.com/watch?v=GI289mrDI4o (non, je ne sais toujours pas faire un lien caché, oui, c'est nul, je sais)

Ensuite allez là : TGV Shop, 12 rue de Lancry, Paris 10. Faites moi confiance. Je vous dis juste : vintage, veste en renard, 80 euros, manolo qui te sautent dessus au fond de la boutique pour un prix dérrisoire, braderie au sous sol (et en plus, pour une fois, les patrons sont sympas. VRAIMENT sympas

Lisez ça : www.cocainemusique.blogspot.com Juste par ce que quelqu'un à enfin compris que Rock Me Amadeus de Falco était une des meilleures chansons du monde. Et le clip...MAIS LE CLIP!!

Et puis continuez de nous lire, si (peu) nombreux que vous êtes, par ce que bon, on a beau vous faire des infidélités, on vous aime quand même.

A gauche : Zara - A droite : Les Prairies de Paris



PS : ne vous inquiétez pas, contrairement à ce que disait Bubbled dans son dernier post, malgré la rentrée, on continue à faire du trampoline en boxer shorts en foutant du champ partout

mercredi 3 septembre 2008

Liste de fournitures scolaires

Mes petits lapins, oui je n'ai rien posté depuis des lustres mais c'est parce que Cha me saoule au Monbazillac à peu près tous les soirs que Dieu fait...Oui cha est une mère maquerelle qui prostitue ses copines, qui les pousse dans les bras de n'importe quel petit trentenaire avec une barbe de 3 jours évoluant dans le milieu de la nuit. Et même quand Cha n'est pas là, son esprit lui persiste et à la place du Monbazillac c'est le Martini blanc qui prend le relais. De toute façon ses paroles raisonnent dans votre tête : "du moment qu'il y a de l'alcool, ça se boit!". Après on vous demande d'être OP pour écrire...mais ça, c'est juste pas possible (surtout que la plus part du temps tu ne te réveilles pas chez toi, t'as pas les codes de l'ordi, tout devient so complicated)


Bon ok c'est pas vraaaaiiiiii (un peu quand même mais pas tout à fait)...j'ai juste eu une flemingite aiguë, une maladie très rare, très douloureuse, très "attention t'approche pas tu vas la choper". Mais là c'est la rentrée, donc tout va reprendre son cours normal : je ne finirai plus mes soirées à faire du trampoline en box short sur un canapé à ressorts, une cigarette dans une main, une bouteille de champagne dans l’autre, chantant les paroles d’un groupe punk irrévérencieux, je serai au sur-taquet pour les postes, les articles, les billets, et l'actu mondiale...bref, que des bonnes résolutions.

Ce qui est sympa en septembre pour les gens comme moi c'est qu'on ne "rentre" pas. Je précise tout de même que je ne sais absolument pas quand est ma rentrée...mais bon, je vais partir du principe qu'en septembre je suis free, le reste on verra plus tard. (moi politique de l'autruche? mais nooooonnnn)

Alors, on fait quoi en septembre quand les autres travaillent et que nous on se tourne les pouces? On shoppe! Vous allez me dire très bien, allons shopper... mais quoi?
Etant une boulimique de carnets de tendances, avalant ça comme d'autres avalent des macarons Ladurée ou de l'absolute je vous ai trouvé 4 indispensables pour une rentrée réussie, 4 pièces incontournables juste trop cool à acheter dans l'heure.

Le tregging

Parce que c'est le meilleur des revivals, parce qu'avec ça on a l'impression d'être une échappée des backstages d'un concert des Rolling Stones, parce qu'enfin, grâce à lui, on peut objectivement fermer la gueule de
Lovefoxxx et ça, niveau look c'était pas easy. On s'aime en mi-slim mi-leggings, on s'adore bitchy genre "oh mais j'ai oublié mon pantaloooonnnn...mais nooooonn", on n'en peut plus d'être rockabilly. Alors on fait les choses dans l'ordre, on commence par American Apparel à 40 euros pour tester son potentiel en collant "black satin". Si on sent qu'on est plus proche de la Jonnhy attitude au Stade de France que des catwalks new yorkais, on laisse de coté. Si au contraire les mecs se vautrent en vélib' sur votre passage on investit dans un "vrai" tregging en cuir made in Maje. Oui oui, dans l'ordre on a dit.


La chemise à carreaux

Quand on vit dans l'urban jungle on aime parfois se faire un trip "retour aux sources", aller puiser au plus profond de nous même pour découvrir le Charles Ingals qui y sommeille. Pour ça, 2 options. La plus funky : on prend ses copines sous le bras et on parcoure les friperies parisiennes en dévalisant tout ce qui de près ou de loin a l'air de faire 3 fois notre taille. On retrousse les manches, on demande à sa BFF du ciseau de découper ça et là un col, une poche, un truc, pour la rendre mi grungy mi sexy. Seconde option on va chez Isa (Marant je précise pour ceux qui on du mal à suivre) et se chope LA chemise dont tout le monde parle (mais cette option est nettement moins amusante que la première selon moi).
Une paire de low boots, un blazer et des leggings en laine plus tard on a juste envie d'aller manger une tarte aux pommes dans une cabane perdue au milieu du middle west.


Le vernis

Parce qu'on oublie trop souvent que la couleur est l'un des attribus du style, cet hiver impossible de faire l'impasse sur ce qui nous habille le bout des doigts. Alors bleu, rose, rouge, orange, indigo ou encore violet en 2009 on S'AMUSE. On se prend pour les spice girls, on se laque à tout va, on mélange les couleurs, on retombe en enfance et on abuse du rose comme une gamine de 6 ans. On se vautre dans un arc en ciel, on se noie dans du "pink candy" et on brûle ses dernières forces en "black satin".


Le Blazer

Avis à toutes les traumatisées de l'uniforme de certaines écoles privées, à celles qui ont eu des mères tyranniques, à celles qui ont connu Paris ouest dans les années 90, à celles qui ont toujours voulu s'affranchir des codes vestimentaires pesants...ceci est pour vous : Votre ex PIRE ennemi, votre "veste bleue qui gratte" est de retour.
Mais avec le recul on se rend compte que peut être notre mère avait raison, que le blazer Ralph Lauren sur un jean ça a un certain cachet, que le bleu marine c'est une couleur canon et que l'écusson n'est pas obligé de nous faire basculer du coté des loosers de la sape, des oubliés de fashion TV... Parce que finalement, il habille comme pas deux notre short en jean frangé, il dédramatise notre robe girly Tara Jarmon et rend portable notre mini à paillettes. Il va à tout le monde, on l'aime et il nous le rend bien.


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Et enfin, je dois ajouter le plus important, l'accessoire indispensable à toute nana qui se respecte. La chose à ne jamais oublier avant de sortir : tes potes. Parce que oui, même habillée en Balmain, si tu n'as pas la bonne bande de copines qui va avec bah tu ressembles à rien. L'union fait la force, et c'est pareil pour le style...

dimanche 17 août 2008

Non, sinon, à part ça ça va...

"Ongles rongés, volets fermés, pas maquillée, les yeux cernés. Par ce que je me dis qu'il y'a bien pire, quand les gens passent je fais des sourires. Aujourd'hui j'ai envie de rien, ni d'être mal, ni d'être bien. Assise toute seule dans mon salon, quelques chansons un peu bidons,

et quelques klaxons en bruits de fond, je suis plus rien qu'un vieux bout de chiffon. Par ce que je me dis qu'il y'a bien pire, quand les gens passent je fais des sourires. Mais sinon, à part ça, ça va..."

Hanna - Ça va

Ça va, ça va, ça va pas. C'est toujours quand on passe son temps à dire que ça va, qu'en vrai ça va pas. Je suis un peu la fille qui va toujours bien, même quand ça va pas. Surtout quand ça va pas. Grande partisane du "tu verras ça passera", j'adopte la technique du "pense à autre chose", je met tout dans un coin de ma tête, je fais abstraction. Ma position préférée sur le front des soucis, c'est en petite boule dans un coin. Technique de l'autruche, quand un problème arrive je prend tout mon temps pour le régler. Pas pour trouver la meilleure solution, juste pour lui laisser le temps de disparaitre.
Seulement ce coup là j'ai fait assez fort, j'ai failli perdre un œil. Ouais, rien que ça, pouf... Alors même si je vais chez le médecin une fois tous les 4 ans, quand je me suis réveillée et que je ne voyais plus rien, ben j'ai un peu flippé, mine de rien. Ça va? Non...
Ça va mieux? Ouais...J'ai toujours mes deux yeux, même si du coup j'en ai un qui fait un peu la gueule, qui se cache sous une grosse boule de paupière rouge, qui pleure pire que quand la mère de Bambi est morte. Bubbled résume d'ailleurs brillement la situation : "non, non ça va, elle a juste mal". Ouais j'ai JUSTE l'impression d'avoir des orties coincées sous ma paupière.
Bref, qu'est ce qu'on fait quand ça va pas? On fait comme si tout allait bien. On se la raconte. Démonstration :


On va se la péter au Baron,

ou au Social.

Bref, on prend ses copines, on les aligne biens droites sur le canapé, on leur fait ingurgiter une dose d'alcool la plus indécente possible. On attend un peu, en général le reste se fait tout seul, il n'y a plus qu'à observer : ça se fait des brushings improbables, ça se ballade en mini short tellement mini qu'on se demande si c'est pas juste une culotte en jean, ça pécho des DJ, ça fait des montages en paquets de cigarettes sur le coin d'une table, ça allume des clopes sans avoir fini de fumer celle d'avant, ça allume des mecs sans avoir fini de fumer celui d'avant, ça confond son gloss avec son eye liner, ça se coince le talon de ses escarpins dans des grilles de métro, ça décide de s'épiler à 5 heure du matin, ça te nique toutes tes casseroles en faisant fondre la cire, ça se balade par grappe de 3 ou 4, de préférence les fesses presque à l'air et ça leur vaut des surnoms inattendus (les gambas?? vraiment??), ça piaille et ça chouine, ça rigole et ça pleurniche, ça sort des phrases anthologiques ("dans la vie, de toute façon, I'm just a slice"). Bref, les filles, c'est quand même une bonne invention.

On se refait la gueule chez Chanel.

Toujours. Ne me demandez pas pourquoi, mais moi, me faire les ongles avec du vernis Chanel, ça me fait pas le même effet que du vernis de pétasse-prisu. Peut être par ce que leur vernis s'appelle LE vernis, que le rouge à lèvre c'est LE rouge...Je sais pas, ça me donne une impression très rassurante d'ordre immuable. On ne s'éparpille pas chez Chanel. On va droit au but. On se simplifie la vie, on choisit deux ou trois couleurs (le fire, le black satin et le blue satin) et on s'y tient. Bref, chez Chanel, le glam au bout de tes doigts, sans avoir besoin de mode d'emploi.


On lit des picsou mags en débardeur Claudie Pierlot.

On a beau aller sur ses 21 ans pour la troisième année consécutive, on lit des picsous. C'est comme ça. C'est presque un ordre que je vous donne : quand ça ne va pas, lisez des picsous, bordel de merde. Picsou vit toujours des aventures incroyables, il va dans des endroits de fou, dans son jet privé rouge et jaune. Le matin il ne se prend pas le bec, il met toujours sa redingote à boutons dorés. Quand il ne sait pas quoi foutre il va piquer une tête dans sa piscine de pièces et quoi qu'il lui arrive, Picsou s'en sort toujours bien. Bref Picsou a grave de la chatte et parfois on aimerai bien être à sa place. D'ailleurs Picsou a toujours ses deux yeux qui marchent, et rien que pour ça, là tout de suite, j'aimerai bien être à sa place.
Et pourquoi en débardeur Claudie Pierlot? Par ce que si on veut remettre un peu d'ordre dans sa vie, on commence par faire des choses logiques : si on a une date on met de la lingerie Chantal Thomas. si on se laisse mourir tout doucement au fond de son lit, on met un truc mignon : un débardeur Claudie Pierlot.


On se ballade avec des chaussures qui brillent.

Je vais pas vous refaire un cours là dessus, on en a déjà parlé. Il y a le feel good movie (Splash), la feel good song (Go go go de Teki Latex) et la feel good shoe : la chaussure qui brille. Ici, j'ai choisi un paire de Charles Jourdan vintage. Premièrement par ce que ça fait quand même du bien de savoir que Charles Jourdan a existé, même si maintenant c'est fini (oui, Charles Jourdan a déposé le bilan, faut suivre) il y a toujours moyen d'en trouver des vintage, et ça fait plaisir aussi. Surtout quand on les paye 3 euros dans une brocante au fin fond de la campagne. On est pas obligé des les accroches dans un arbre, ceci dit. Quoique, un sapin de noël recouvert de chaussures lamées... j'y penserait, l'hiver prochain.


On part combattre le crime armée d'une baguette magique en plastique.

Oui, je sais ça ne veut plus rien dire, mais franchement, quand y'a tout qui va pas, si on ne s'arme pas d'un minimum de fantaisie, bah on n'est pas dans la merde.

PS : désolée pour les coquilles et les fautes, mais figurez vous que je ne peux pas me relire ha ha ha! Bref, je vous laisse, c'est l'heure d'aller à l'hotel-dieu, pour ma piqure DANS l'oeil. Muahahahaha

dimanche 10 août 2008

A room with a view

Mon APN est déchargé...un peu comme moi d'ailleurs. Mes fringues sont tous pliés dans une valise et mon appart me parait gris. Malgré tout j'essaie de me persuader que je suis à fond, de la glace aux calissons dans une main, une cigarette au chocolat dans l'autre.

J'ai envie de repartir en vacances comme de me faire arracher une dent. Autant vous dire que la perspective de prendre un avion demain matin me donne envie de me flinguer.

En attendant je fantasme sur les collections d'hiver en me demandant si je suis plutôt minimaliste ou ultra bling bling. Ma schizophrénie affirmée, j'ai réussi à ne pas faire de choix : je prends les deux, parce que deux c'est mieux (un peu comme à deux c'est mieux).

Cet hiver je vais donc....

...me la donner et faire entendre que je suis là en collier Givenchy, assumer le coté goth/pouf qui sommeille en moi. La vie n'est rien sans or, sans chaines et breloques. Je veux de la matière et du shinny shinny, entendre des coupes de champagne s'entrechoquer et danser en low boots Balenciaga sur une table en chrome. Checker mon booty en mini jupe lamée bleue Matthew Williamson en écoutant Puffy. Je veux de la déconne et du rire, je veux un hélico en platine et des dents en diamants. Je veux bouffer du bling bling à me donner envie de vomir mon Crystal rosé.

Je veux sauter dans des flaques couleur émeraude place Vendôme en Trench gold Bluemarine et manger du caviar avec les doigts.


Mais je veux aussi....

...écraser un pouf Piero Lissoni de mes low boots Dsquared en croco en écoutant "saloperie de minimal". Voir la vie à travers un morceau de plexi made in Kartell, et penser en noir et blanc. Je veux des monochromes CY Twombly sans trace de rouge à lèvre, et un porte cigarette en ébène. Je veux tyraniser du mâle en jupe en cuir Alexander Wang et lunettes Gucci. Me balader à la Fiac en trois quart AF Vandevorst. Je veux des yeux charbonneux, des lèvres ivoires, des ongles peints de "black satin", un diner dans loft et m'étouffer dans une ceinture Fendi.

Je me rêve dans un monde aussi clean qu'un mur de la Salpêtrière, mais ou on peut fumer partout.


vendredi 8 août 2008

Mon coeur se désarme

Fevrier 2008, boulevard Saint Germain Paris, vitrine Rykiel, je fantasme. Une femme tient des dizaines de mini ken bodybuildés en laisse, une nana perchée sur des stilettos de 12 cm toise le monde et tient les Hommes dans le creux de sa main.

Fantasme les filles ! Croyez pas que c’est parce que vous avez vos Jimmy Choo aux pieds que c’est bon, que le canon du resto va repartir avec vous ein ! Je veux bien du rêve mais il y a des limites…sinon moi j’aurai déjà un tableau de chasse aussi fourni que l’annuaire Facebook !

Non, les talons attirent les mecs c’est vrai, mais pas souvent les bons. Malgré ce petit vice de fabrication, eux et moi c’est une histoire d’amour qui dure depuis aussi longtemps que … ouai bon qui dure depuis perpette quoi. Et c’est d’ailleurs la plus belle. Niveau sentimental pour moi on peut dire que c’est plutôt foireux, dixit d’ailleurs ma mère pas plus tard qu’hier « ma fille arrête avec les Hommes, ce n’est pas fait pour toi » Merci maman ! Au moins je sais que Pierre, Michel, Christian, Giuseppe, Jimmy et Manolo je ne m’en lasserai jamais. Ça console un peu. (NDLR : mes histoires ne sont pas si foireuses, elles se terminent c’est tout !)

Et puis dans cette histoire d’amour, il y a aussi les vendeurs, ceux avec qui Cha a envie de me prostituer « comment ? t’as une date avec le vendeur de chez Zanotti » « euh ouai vite fait, il m’a dit à ce soir au Chacha quand je suis passée à la caisse » « couche avec ! stp, penses aux soldes privées ! », « je peux pas, il est trop poli il m'angoisse ... et non je suis pas psychorigide! »

Enfin il y a le papier de soie et la boite. Parce que ouai des pompes sans papier de soie et boite ça s’appelle guerrisol, free’p star & co et ça finit dans ma « caisse chaussures vintages »…pas über glamour. Le stiletto, Lui, se doit d’être dans une boite sexy, entouré de papier de soie sexy, puisque lui-même est la quintessence du sexy. Le sexy l’entoure, le sexy est sa nature, sexy il est, sexy il restera.

Démonstration d’amour par les 2 hommes de ma vie. Avec eux Paris s’enflamme, Paris est à moi et les trottoirs transpirent encore 24h après leur passage. Je ne marche pas je vole, je vois la vie en rainbow, les immeubles deviennent framboises, les yuppies dansent en combi pailletées, le chauffeur de bus est Diana Ross, Paris devient un dance floor géant et fluokids une religion d’état.

Les stilettos, plus c’est haut plus c’est beau.

1. Escarpins Miu Miu - Vernis Chanel "Fire"
2. Escarpins Giuseppe Zanotti - Duffle Coat en renard Balenciaga
3. Sandales Jimmy Choo